12 avril 2009 le blues du choc opératoire ?

Je ne sais pas si quelqu’un comprendra ce que je vais avancer ici,  je ressens une difficulté à rejoindre « le monde des bien-portants » ! Je me sens isolée, mal à l’aise en fait avec mes proches, dans mon environnement…cela va paraître bizarre, mais les personnes qui se trouvaient avec moi au centre de rééducation me manquent, car eux, ils comprennent ! ils comprennent, ils savent que nous ne serons jamais comme avant;
J’ai eu quelques larmes hier, et ce matin, car je me sentais décalée en fait de mon environnement.

Les gens veulent me dire bonjour, veulent me voir, je sais que cela « part d’une bonne intention », mais moi je me sens comme agressée, j’ai besoin de temps, de calme, de solitude. Les personnes ne se rendent pas compte , je viens de vivre une expérience très forte, cela ne fait que 5 semaines que j’ai été opérée…du coeur…pas de l’appendicite!

J’aimerais que ce que je confie là puisse servir à d’autres personnes, qui se sentent dans la même impasse que moi.

On revient de loin bon sang, on n’est plus comme avant, même si on va mieux on est différents!

Le corps est fatigué, c’est comme une grande enveloppe de lassitude qui nous freine, et si je me sentais « en forme » au centre de convalescence, c’est une fois revenue « dans la vraie vie » que je me rends compte que cette forme a ses limites!

4 réflexions sur “12 avril 2009 le blues du choc opératoire ?

  1. Fanny* dit :

    Bonjour bonjour!
    Je vous avais contacté il y a un an et demi, j’étais très stressée car mon cardio m’avait demandé de me préparé à l’opération, qu’elle ne serait pas dans 10 ans… finalement, je me suis faite opérée le 19 mai, à l’hôpital Cardio à Lyon, de l’intervention de Ross.
    Tout s’est bien passé mais je suis contente de lire vos posts sur les ptits coups de blues post-op. Je suis sortie de l’hôpital 8 jours après l’opération, quand je suis arrivée chez moi, je me suis sentie très mal, j’avais 3 semaines avant de débuter la rééducation en ambulatoire, et je me suis sentie tellement en décallage avec les autres. Puis c’est passé, puis c’est revenu, les gens comprenne mal ce qe l’on ressent, mais c’est compliqué à gérer.
    Aujourd’hui, à 8 semaines piles de l’opération (coïncidence?) je suis vautrée dans mon canapé sans pouvoir rien faire d’autre que regarder la télé… Je me sens épuisée, tellement fatiguée et très nostalgique, je pleure pour rien! Je crois que j’en ai réèllement trop fait depuis 7 semaines et que le corps dit « stop » mais les limites sont difficiles à trouver, et je ne supporte pas que les autres me disent « repose toi, n’en fais pas trop… ».
    Bref! Gros coup de blues… C’est pas évident, mes amis me voient bien extérieurement, un peu cernée mais c’est tout, alors que j’ai le coeur qui se remet doucement de l’intrusion chirurgicale, mon sternum me fait mal et je suis encore vite essouflée… Trop de décallage entre ce qui se passe à l’intérieur et l’apparence extérieure que j’ai volontairement travaillée pour paraître bien, mais ce n’était pas la bonne solution visiblement!
    Avez-vous vu un psychologue ou professionnel de ce genre suite à l’opération? En avez-vous ressenti le besoin? C’est très étrange ces sensations : on est mieux, en bonne santé, mais on n’arrive pas à l’accepter? Ou alors, on l’accepte trop vite, avant d’être réèllement mieux?
    Comment vous sentez-vous aujourd’hui, à 2 ans de la chirurgie?
    En tous cas, un grand merci pour le soutien que j’ai trouvé via votre blog!

    • Valérie dit :

      Bonjour Fanny, je suis désolée de ne pas avoir vu votre message avant !
      Je viens de parler de ce décalage qui est difficile à vivre avant et surtout après l’opération…Les gens ne comprennent pas, ils ne peuvent pas comprendre…En effet, on a l’air « en forme » mais on se sent si fragile, si fatiguée, si faible…
      Je n’ai pas vu de psy Fanny, car j’ai une nature très optimiste, et surtout je m’étais préparée à affronter cette période de blues…au début on se sent mieux, puis on se sent bien, mais il faut rester prudent, ne pas aller trop vite, respecter les étapes! Ne pas hésiter à faire la sieste, à refuser les invitations qui ne nous font pas envie, bref écouter notre corps. On a vécu un tsunami, c’est très traumatisant, il faut du temps pour que l’on se sente vraiment bien.
      J’ai mis une année entière Fanny pour me sentir vraiment loin de l’opération, sans aucune gêne. Aujourd’hui ça fait plus de deux ans, je vous assure que je vais vraiment très bien, s’il fallait demain refaire cette opération je recommencerais…car c’était vital !
      Tout va rentrer dans l’ordre Fanny, mais mieux vous accepterez que ce soit un peu long, mieux vous vous sentirez. Plutôt que de penser  » le sternum me fait mal, je m’essouffle encore etc… » apprenez à penser autrement : « le sternum me fait encore mal, mais moins qu’un mois en arrière, petit à petit ça va aller de mieux en mieux »…
      je vous embrasse fanny,
      valérie

  2. nancy buchanan dit :

    merci de vos bons commentaires , mon mari a subi l opération de bentall le 19 août 2017 , nous sommes du Québec . je vous ai lus et j ai beaucoup appris sur la situation que vit mon mari il est à l étape ou il se sent inutile , dors beaucoup , je l encourage du mieux que je peux , il a très hâte de retourner travailler surtout quand il me voit partir au travail. il a vu son chirurgien et son cardiologue la chirurgie a très bien été . je suis inquiète pour son moral et c est vrai que les autres personnes ne savent pas ce qu il a vécu comme opération ils le voient mais ne comprennent pas qu il est encore en convalescence mais bon lui et moi on le sait . je voulais juste vous dire merci pour votre blog.

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